À Finger Lakes, dans l’État de New York, de nombreuses manifestations se sont déclarées pour protester contre l’implantation d’une usine de minage bitcoin dans les environs. On reprocherait à cette dernière, du fait de son activité énergivore, de contribuer à réchauffer un lac situé à proximité.

Une centrale à gaz au cœur de l’affaire de Bitcoin et du lac de Finger Lakes

L’usine de minage Bitcoin n’est pas considérée comme ayant eu un impact direct sur le lac en question. Cette usine n’est d’ailleurs pas reliée au lac d’une quelconque manière. Toutefois, c’est l’intermédiaire d’une centrale à gaz qui serait reconnue comme responsable du réchauffement observé.

Une incidence non avérée entre Bitcoin et le réchauffement du lac bien que très probable

Si, effectivement, une hausse drastique de la température de l’eau a été observée – certains manifestants écologistes parlent d’un niveau équivalent à celui d’un jacuzzi – et que la centrale à gaz est en cause du fait que celle-ci est reliée au lac, la loi ne peut pas incriminer Bitcoin pour cela. À ce jour, la preuve de sa responsabilité dans le réchauffement observé n’est pas concluante. Il n’empêche que tous les faisceaux d’indice pointent dans sa direction.

L’activité de minage de cryptomonnaies est en effet réputée comme extrêmement demandeuse en énergie. Or, le principal pourvoyeur en énergie de la région se trouve être justement la centrale à gaz ayant causé le réchauffement du lac.

Un projet de centrale électrique qui ne ferait qu’aggraver la situation

Rajouter une source d’énergie permettrait de soulager l’investissement énergétique requis par la centrale à gaz et donc, de diminuer la température du lac. Cependant, cela ne contribuerait qu’à repousser le problème puisque l’activité de minage Bitcoin, bénéficiant ainsi d’une source d’énergie nouvelle, pourrait alors augmenter ses capacités d’exploitation.

La responsabilité dans le gaspillage énergétique se doit d’être traitée en amont. La responsabilité de Bitcoin se doit d’être engagée et enquête doit être faite quant au coût énergétique de son usine à Finger Lakes

Bitcoin, les cryptomonnaies et les enjeux écologiques associés

Loin de s’en tenir à cet exemple précis qui illustre néanmoins à merveille les méfaits des cryptomonnaies sur le plan énergétique, le Bitcoin et autres cryptomonnaies se sont rendues coupables d’autres désastres écologiques dont on ne mesure pas encore l’ampleur.

L’impact énergétique et environnemental du minage de Bitcoin et des autres cryptomonnaies

Il est aujourd’hui admis que la simple activité de minage de cryptomonnaies représente à elle seule 0,6 % des dépenses en électricité dans le monde pour une année donnée. Ce qui, en soi, constitue une dépense énergétique supérieure à ce que dépense la Norvège sur une année.

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Plus inquiétant encore, les tendances au minage de cryptomonnaies semblent se populariser, augmentant ainsi le coût énergétique futur de leur exploitation.

La Chine, qui abritait 80 % des mineurs de cryptomonnaies, a brutalement mis fin à leur activité. Ceux-ci contribuaient à faire tourner les centrales à charbon à plein régime avec l’impact écologique que cela supposait.

Le modèle des cryptomonnaies n’est pas viable sur le plan énergétique. À moins de découvrir un moyen d’opter pour un minage moins coûteux en éléctricité, les mineurs de cryptomonnaies pourraient être pénalisés partout dans le monde.